Plein écran
Voir l'horizon

DALWHINNIE (First 456) autour du monde

Cul de Sac Marin

Posté par : Richard
03 sep 2014
81 vues
Flux-RSS

Capture.PNGCDS marin.PNGLe Cul de Sac du Marin

 

la Marina

le Carénage

le Mouillage

 

 

 

La Marina

 

Le mouillage de Ste Anne est sympa mais je veux me mettre au ponton de la marina du Marin pour contacter les professionnels.

 

En effet j'ai une voie d'eau au niveau du tube de jaumière. Celle-ci nous oblige à pomper avec la pompe de cale à brinquebale plusieurs fois par jour, sinon l'eau rempli le fond du coffre arrière et déborde vers les cabines etc... Cette voie d'eau est apparue après Jacaré au Brésil, sans doute due à l'accrochage par le safran d'une pendille au départ. Il n'y a pas de fissure visible mais c'est bien de l'eau de mer. Si le constructeur a placé une grosse pompe à double chambre à cet endroit, ce n'est pas par hasard car outre cette voie d'eau, l'eau pénètre par le pont et notamment le portique. Ses fixations ne peuvent être totalement étanches car un portique ça bouge et les passages de câbles vers les capteurs et le panneau solaire laissent passer de l'eau de pluie. Nous avions à l'été 2013 refait l’étanchéité, les taquets et les chaumards en particulier.

 

Je contact le port par VHF et ils nous propose une place pour 4 jours...Ok on y va.

Trois postes à voir, la voie d'eau en priorité, condition sine qua non pour laisser le bateau à flot, une fuite de gasoil au niveau de la pompe d'injection et un problème électrique.

Grâce au conseils d'un des shipbrokers que j'ai contacté, je trouve un pro disponible pendant la semaine de Carnaval.

Heureusement au Carénantilles, les prix de sortie d'eau et de séjour au chantier sont promotionnels.

Nous quittons le ponton pour le Carénage .

 

Le Carénage

 

Je vais y séjourner la semaine de Carnaval. Le chantier Carénantilles est comme tous les chantiers, poussiéreux, plein de moustiques, bruyant, moche, et caniculaire. Le séjour est désagréable mais...heureusement que j'ai des toilettes chimiques à bord et l'eau de mes réservoirs.

Pendant ce temps on tombe le safran et la jonction tube de jaumière-coque est explorée puis stratifiée intérieur et extérieur. Une fois de retour à l'eau je réglerai les autres problèmes techniques.

En effet, vu le prix de stationnement sur terre-plein impossible de laisser le bateau au sec.

Je contacte Lionel Laurent, un professionnel qui assure le gardiennage de bateaux laissés au mouillage. Il va m'aider à choisir une place « d'hivernage » dans le cul de sac et me conseiller dans l'installation et l'ancrage.

Le jour de la remise à l'eau, on remonte le safran. Il y a du monde à l'aide, car il faut viser juste pour enquiller la mèche dans le tube de jaumière puis l'ouverture supérieure au niveau du pont derrière la barre, avec l'aide des hommes et de l'élévateur, le bateau pèse ses 12 tonnes et le safran est une belle bête! On élève le bateau pour mettre la mèche et ensuite il redescend pendant que l'on guide c'est au millimètre, toute fausse manœuvre et c'est la cata... Voilà ! C'est fait au poil . On repose le secteur de barre sur la mèche de safran, on assure les boulons, tout est en place. Le bateau une fois à l'eau, on s'assure de l'absence de fuites.

Lionel est là. Nous voilà partis pour trouver la bonne place.

Pendant la manœuvre je remarque un zod. avec des visages connus, mais oui un couple de belges croisés à Jacaré, ils sont au mouillage avec leur Centurion.

Le mouillage

Lionel me guide. Nous louvoyons entre les bouées et les bateau à l'ancre, les cayes qui ne sont pas balisées. Lionel est, ce que désignent les Instructions Nautiques de la Marine, un « pratique local » connaisseur des lieux et des dangers.

Finalement, comme au doit lâcher 60m de chaîne, il faut de la place, nous choisissons un lieu proche de la mangrove, 3 à 4 mètres de fond, proche de l'entrée de la « Baie des Cyclones » entre la pointe Malé et la Caye Ronde marquée par une balise de danger isolé. Je suis à 10 mn de la capitainerie du port en annexe.

Nous installons le mouillage :

principale : ancre Lewmar Delta de 20kg avec 50m de chaîne de 10 avec à sa tête une ancre « soc de charrue » de 14kg et 10m de chaine de 8 dite empennelé. Je résume ou récapépète : sur le fond en première ligne sur 3m50 de profondeur, vase et herbier, une ancre de 14kg + 10m de chaîne + ancre Delta 20kg + 50m de chaîne de 10.

Deuxième ligne : affourché, une ancre FOB de 25kg + 30m de chaîne de 10 et 20m de câblot.

Je suis resté prêt d'un mois à bord, pas de soucis ça ne bouge pas !

Maintenant grâce à mes contacts au chantier, je sais à qui me fier pour mes réparations moteur et électricité. Le mécano démonte la pompe à injection : fuite sur un boulon mal serré au Brésil...

Pour le problème électrique, après une longue chasse assez casse tête, finalement en dehors d'une connexion, c'est le contacteur tout neuf (acheté chez Volvo Lorient) qui est défectueux...

Des types compétents, honnêtes et abordables humainement et financièrement.

Désarmement du bateau pour un long séjour : on rentre tout et on démonte l'électronique que j'ai confier à Bruno, un ami ancien coloc de 2010-11 qui habite au Diamant.

Dalwhinnie paraît tout nu, plus voiles ni de cordages, la console de barre sans le traceur, plus de bimini-top, ni de capote de descente. L'annexe semi-rigide est capelée et cadenassée à l'avant sous un taud. Je graisse au silicone, les cadènes, les enrouleurs dont les tambours et émerillons sont protégés par des capuches en cuire qui respirent. Les winchs sont laissés, ils sont fait pour subir les intempéries d'autant que je les ai démontés et graissés à Lorient.

Sam Le Rüe était sur place et est venu me donner un coup de main pour ramasser les voiles.

L'intérieur est rempli à raz bord par tout ce que j'ai rentré. Je cadenasse le tout.

Lionel assure la surveillance et la maintenance.

Avec Jaqueline Nella, Odile et Sam nous avons fêté mes 65 ans à Ti Toques (restaurant de grillades) au port du Marin quelques jours avant mon départ

Le jour du départ, Lionel vient me chercher, je lui confie les clefs, dernières consignes et nous voilà partis. Je laisse une partie de mon rêve là dans le Cul de Sac, à ses bons soins et dans l'espoir qu'aucun cyclone ne passera sur la Martinique.

Bruno m'accueille chez lui dans le confort de sa maison. Mon avion est en soirée, Bruno et son fils Arthur

vont m'y conduire.

 

Hasta Luego Amigos ! Au printemps 2015!

 

 

 

Vous devez vous identifier pour laisser un commentaire : cliquez ici pour vous connecter.